Game of Thrones est une série américaine diffusée sur HBO depuis 2011 (et fréquemment victime de piratage). A son démarrage, la série n’avait pas une grosse audience, mais le bouche à oreille a fait son travail et après trois saisons le succès était indéniable et n’a fait que grandir. La série est basée sur les bouquins de George R. R. Martin qui n’a, à ce jour, toujours pas terminé de les écrire. Game of Thrones (GoT) raconte l’histoire de plusieurs familles nobles dans un monde ressemblant plus ou moins à notre Moyen-Âge. La série propose une multitude de personnages qui finissent tôt ou tard par mourir, souvent de façon violente. D’ailleurs, en sept saisons, seul un personnage meurt de vieillesse et un autre de causes naturelles. A la fin de la saison 6, on comptait près de 200 morts de personnages majeurs ou mineurs. Pas une série pour les plus jeunes, donc !

Bande annonce en VOSTFR de la saison 1

♠ Pourquoi je regarde Game of Thrones

La musique. Je sais, je sais, pour une série aussi complexe que GoT, ça semble bizarre de placer la musique avant l’intrigue ou les personnages, mais Ramin Djawadi est un génie et il mérite d’avoir son nom cité au moins une fois dans tous ces articles. Il est également responsable de la musique des séries Person of Interest et Westworld.

Dans GoT, chacune des sept grandes familles a son propre thème musical, lui-même ayant plusieurs versions, décliné selon la scène qu’il accompagne. Les plus connus sont les thèmes de la famille des Lannister et des Stark.

Beaucoup de scènes n’auraient pas le même impact sans la musique en fond sonore. Et quand elle laisse place au silence, il n’en est que plus grave, plus puissant, plus marquant.

Bonus : ce morceau magique de la fin de saison 6.

L’intrigue. Certes, le plus gros de l’histoire de Game of Thrones peut se résumer en une phrase : le Trône de Fer, soit on l’a soit on le veut à tout prix. C’est un drame médiéval qui ne cherche pas à faire dans la beauté et la délicatesse. Secrets, alliances et trahisons abondent et permettent à la série de garder son public rivé à l’écran. Il y a tellement de personnages dans les premières saisons qu’il est parfois difficile de se souvenir de leurs noms. Mais lorsque la saison 7 arrive, la série commence à réunir tous ses personnages majeur·e·s et à ce stade, on connaît chacun·e d’entre eux/elles.

Le fantastique. En plus des paysages magnifiques que la série propose au fil des saisons, nous avons aussi droit à des créatures qui font typiquement partie de l’univers fantastique (qui n’est pourtant pas un de mes préférés) comme les dragons ou les Marcheurs Blancs qui représentent une menace réelle tout au long de la série. La magie occupe également une place importante.

Le développement des personnages. C’est un des principaux critères qui font que je choisis de continuer à regarder une série ou non. S’il n’y a aucune évolution, que le personnage stagne et n’apprend aucune leçon, au bout d’un moment c’est lassant. Dans GoT, la plupart des personnages importants traversent des épreuves qui les rendent plus forts, plus sages, plus méfiants ou encore plus fous. Le personnage de Jaime Lannister, par exemple, commence la série en étant l’archétype du bel homme qui est en réalité une vraie enflure. Quelques saisons plus tard et Jaime se trouve être un homme d’honneur, courageux et dévoué. Le changement est graduel, si bien que le public ne s’en rend pas forcément compte, ce qui signifie en général que l’évolution du personnage est bien faite.

Les hics : Depuis que la série a rattrapé les livres et que les scénaristes ne sont plus autant guidé·e·s par George R. R. Martin, on ressent une baisse de la qualité de GoT. La saison 7 en particulier (même si elle offre des moments spectaculaires) rate le coche sur de nombreux points : chronologie douteuse, personnages soudainement stupides, personnages importants qui ne meurent plus même si les situations dans lesquelles ils se trouvent les auraient à coup sûr tués lors des saisons précédentes, etc.

Game of Thrones a été également dépeinte par de nombreuses critiques comme étant raciste. La vaste majorité des act·rices·eurs· sont blanc·he·s. Celles et ceux qui ne le sont pas jouent soit des (ancien·ne·s) esclaves ou des peuples perçus comme « sauvages ». L’effort d’inclusion est absolument minimal.

L’article pourra être mis à jour si d’autres pensées me viennent.

Note de recommendation : 8,5/10

 

 

 

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